Dernières nouvelles de la FEPDHA

La FEPDHA est heureuse de vous donner les dernières nouvelles :

1. Célébration du premier anniversaire du crash du vol AH5017 d’Air Algérie

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Le 24 juillet la famille des victimes du crash AH5017 du vol d’Air Algérie ont commémoré le triste événement du drame à Ouagadougou. Nombreuses familles des 15 nationalités concernées se sont donné rendez- vous à Ouagadougou au Burkina Faso. La cérémonie a rassemblé principalement des membres de l’association française "Agir ensemble AH5017" et de l’association des parents des victimes du Burkina Faso pendant deux jours. Les deux associations ont passé en revue l’impact de l’événement sur les familles, relever l’absence de résultats sur la justification du crash et déploré un certain nombre de comportements : l’ambiguïté des enquêtes, le caractère fragile des éléments avancés justifiant le crash, la négligence du personnel ayant affrété l’avion, l’état défectueux de l’avion et l’état discutable de la capacité de l’équipage. Ils ont noté le caractère terrible et douloureux de mourir au 21è siècle dans les conditions que les spécialistes ont semblé décrire concernant tout ce qui a entouré ce crash abominable. Ils ont été persuadés que le dernier rapport annoncé pour décembre n’apportera rien de nouveau sauf que tout est donné pour stigmatiser Air Algérie qui a affrété le vol et le propriétaire de l’appareil. La trouvaille de l’alibi du givrage des moteurs et des ailes de l’avion n’excuse pas ceux qui avaient en charge au terme des conventions internationales d’amener les passagers à bon port. Un autre point qui a choqué et qui continue de brûler de douleur les cœurs des parents est constitué par le refus du ministre malien de la justice à la dernière minute la restitution des restes non identifiables des victimes tout en les faisant enterrer dans des sachets plastiques de nuit au cimetière de Hamdalaye à Bamako. La rencontre s’est indignée et a appelé les autorités maliennes à réviser leur position sans délais au risque d’en répondre devant les juridictions maliennes, régionales et internationales.
Les familles des victimes ont été soulagées de noter la faisabilité et le lancement technique de l’érection d’une stèle à Ouagadougou pour honorer la mémoire des victimes, œuvre à édifier par l’État burkinabè, les assurances de la compagnie et probablement tous les États concernés dont la France. Les parents ont remercié infiniment tous ceux qui se tiennent à leurs côtés depuis la commission du drame.

2. Situation politique en Afrique et notamment au Burkina Faso

Les dures expériences de la mondialisation que vivent les États africains, tout en érodant leurs possibilités de croissance au maximum, fragilisent davantage les chances de démocratisation et l’émergence du développement dans ces pays. Une autre problématique constituée par les difficiles successions politiques à la tête des États partagés entre la patrimonialisation du pouvoir et la mauvaise gouvernance, les déficits chroniques dans le domaine des droits humains exacerbent la situation. Il est noté nombreux cas de successions politiques difficiles sur le continent ces derniers moments. Il faut citer le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Congo démocratique, le Congo Brazzaville, le Burundi et le Gabon pour ne citer que ces exemples. La FEPDHA qui œuvre à la promotion et à l’ étude des droits humains et du développement en Afrique s’est attachée à ce travail surtout au Burkina Faso. Il a tenu son quatrième congrès ordinaire au mois de juillet 2015 et en est ressortie avec des résolutions très fortes. Elle a noté les conditions difficiles de gestion du pouvoir de la Transition mais a hautement salué la tenue de cette gouvernance qui est née au lendemain de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014. Les réformes entreprises sur le front de la justice, au niveau économique et institutionnel ont invité les Burkinabè de bonne volonté à s’y investir pour accompagner ce régime annuel qui en fin de mandat devait organiser des élections susceptibles de poser les fondements d’un régime démocratique dans notre pays. La retouche du Code électoral a innové, les réformes au niveau judiciaire ont balisé le terrain de l’indépendance de l’autorité judiciaire. La Haute Cour de justice renaît de ses cendres, le Conseil Constitutionnel s’est révélé être un outil de démocratie, la réforme du Conseil supérieur et la relecture de la grille indemnitaire des magistrats est de nature à soulager ce corps. Au niveau économique nous ne citons que la réforme du code minier. La tenue du scrutin couplé présidentielles et législatives du 11 octobre 2015 et les élections municipales en janvier 2016 augurent des jours nouveaux au Burkina Faso. La FEPDHA s’est vue confier l’organisation de la surveillance domestique de ces scrutins. Il s’agira de corriger les surveillances classiques qui sont synonymes de tourisme d’un jour et de procéder par exemple à l’heure de la technologie et la probité des acteurs que sont les observateurs à un comptage parallèle des résultats et à leur remontée en temps réel vers une chambre politique qui, putillée par des assistants expérimentés à un rassemblement de ces résultats pour les rendre accessibles aux électeurs. Dans les principes, si tout marche bien, les fraudes à ces élections et la corruption électorale seront limitées. Elles ne devraient pas être émaillées de violences et devront être acceptées par tous.
La délégitimation de candidats de certains partis ne devrait pas défourguer les électeurs. Ils devraient accepter le jeu judiciaire qui régule de façon moderne les contentieux modernes de nos jours. A l’aide de près de 6 000 observateurs et de plus d’une centaine d’ONG, la convention des OSC pour la surveillance domestique des scrutins de 2015 et 2016, la FEPDHA veut relever le défi de réussir ces élections, condition d’une paix durable et d’un développement durable dans notre pays.
Enfin, l’assemblée générale de la FEPDHA qui a tenu lieu de congrès a décidé d’intensifier les formations dans le domaine des droits humains parce que nous avons les moyens humains pour ce faire (près d’une soixantaine d’enseignants émérites), des curricula à la hauteur de l’éducation en droits humains renforcés par l’expérience de notre institut à l’université libre du Burkina depuis près de 5 ans. Pour ce faire, l’assemblée a décidé de murir et d’accélérer la construction de l’institut Sud- Nord pour l’éducation et l’enseignement aux droits humains et au développement en Afrique. Déjà, le site de l’institut a été déterminé dans le quartier Marcoussis de Ouagadougou, les plans architecturaux sont terminés et vont offrir une cité qui compte un amphithéâtre de 250 places, 3 salles de 50 places, un dortoir et trois appartements pour les étudiants et le corps enseignant, une bibliothèque, une administration, un centre médical qui sera ouvert aux populations de la localité. Il nous reste à lever les fonds, à être soutenue pour construire et rendre fonctionnel ce projet aux environs des années 2017. Souhaitez nous bonne chance et impliquez- vous à nos côtés.