Présentation
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Courant années 2007 et 2008, à l’initiative de Maitre Halidou Ouédraogo avocat, Président d’honneur du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), Président d’honneur de l’Union Inter-africaine des Droits de l’Homme (UIDH) Ouagadougou, Burkina Faso, partant de l’analyse de la situation des droits de l’homme, de la démocratie et du développement en Afrique, avec l’aide de militants des droits humains, magistrats, avocats, et professeurs des universités, d’activistes des droits humains, initiaient la construction de l’institut Sud-Nord pour l’enseignement et l’éducation des droits humains (ISNDHD) et la Fondation pour la promotion pour l’étude de droits de l’homme et du développement en Afrique (FEPDHA), en guise de réponse à l’état actuel des droits humains, de la démocratie et du développement en Afrique.
Les axes de la réflexion et de l’action sont les suivants :
1. Il n’est plus aujourd’hui contesté que les droits humains constituent une discipline susceptible d’être enseignée aussi bien au Nord qu’au Sud. L’expérience dans ce domaine initiée et pratiquée à Columbia University (New York) USA et dans les instituts de recherche suivants : l’Institut René Cassin des droits de l’homme à Strasbourg (France), IDLO à Rôme (Italie), le centre africain d’éducation des droits de l’homme de Banjul (Gambie), Wacsi à Accra (Ghana), attestent de la pertinence de l’initiative. En plus, dans de nombreuses universités et écoles aussi bien au nord qu’au sud, les droits humains sont l’objet de programmes d’enseignement et sont de plus en plus inscrits dans les curricula de ces établissements.
2. Si le langage des droits humains est de plus en plus familier de nos jours, depuis ces vingt dernières années en Afrique, leurs pratiques posent toujours des problèmes. Ainsi, les citoyens et les gouvernants ont des difficultés à se les approprier. Leur vulgarisation s’impose plus que jamais et interpelle les acteurs de la démocratie avec acuité dans notre région.
3. Pendant longtemps, il a été question de droits de l’homme de la première, de la deuxième, de la troisième génération. Aujourd’hui, il est question de dépasser tout cela et comprendre les droits humains comme un tout, à travers ces deux divisions : les droits civils et politiques et les droits économiques, sociaux et culturels. Il faut faire le lien et intégrer droits de l’homme, démocratie et développement de façon unitaire. La crise financière et économique que vie le monde, est dramatique. Un tel précédant date des années 1929. Il faut donc commander et approfondir cette vision.
4. Affirmer sans complexe que du Sud peut venir des réponses positives aux questions des droits de l’homme et de développement et ne pas hésiter à inverser la tendance dominante qui veut que tout vienne du Nord.
Pendant longtemps, le Sud a été exploité et dominé. Aujourd’hui, il prend conscience de ses potentialités de richesses surtout sur le plan humain (une population jeune et marquée par la question du genre. 50% de la population du Sud ont moins de 20 ans, 52 % de la population du Sud sont des femmes). Nous référant à l’histoire, cette situation augure d’un avenir meilleur pour le continent et ses habitants. L’effort des intellectuels du Sud et l’expérience des peuples du Sud apparaissent aujourd’hui comme salvateurs. Il faut les faire connaître, il faut les enseigner. Il faut les vulgariser. Il faut les affirmer. C’est l’une des justifications de la création d’un institut Sud- Nord pour l’enseignement et l’éducation des droits humains et de la Fondation pour l’étude, la Promotion des droits de ‘homme et du développement en Afrique. La dernière structure, la Fondation vise à collecter des moyens pour enseigner les droits de l’homme et le développement en Afrique. Elle servira également à disséminer les droits humains de façon plus ouverte et plus accessible. L’institut, instrument de la fondation fera le même travail mais de façon plus académique.
II. UNE INITIATIVE CHALEUREUSEMENT ACCUEILLIE ET PROMETTEUSE
Fort de notre expérience et ayant eu la chance depuis les années 1990 de rencontrer les constructeurs de l’Afrique nouvelle, nous n’avons pas eu beaucoup de difficultés à intéresser les prometteurs des droits de l’homme en Afrique. Ayant enseigné dans les instituts de droits de l’homme ( à Strasbourg, à Rome, à Banjul) et collaborer avec la commission africaine des droits de l’homme et des peuples mis en œuvre les programmes du MBDHP et de l’UIDH, intervenu dans les universités, animés des conférences dans plusieurs universités, nous sommes arrivés à la conclusion que ce chaînon manquait à une ouevre de dissémination des instruments juridiques des droits de l’homme sur notre continent. Au cours des conférences des nations unies notamment de la première conférence des droits de l’homme tenue à Vienne en 1993, des sessions de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples et vu l’état de la question au niveau de la société civile africaine, il est apparu évident que nous gagnerons à mener un tel travail de promotion, d’éducation, à tous les niveau sur notre continent.
Ainsi, en juillet 2007, nous avons créé avec des camarades la Fondation pour la promotion des droits de l’homme et du développement en Afrique, et en aout 2008, nous avons promu l’institut Sud-Nord par l’enseignement et l’éducation aux droits humains.
1. L’accueil du Gouvernement burkinabé et des instituts régionaux et internationaux des droits humains
Nous avons d’emblée été encouragés. Ainsi, les autorités politiques et administratives du Burkina Faso à travers le Premier Ministère du Burkina Faso, le Ministère de la promotion des droits humains du Burkina Faso la société civile, les parlementaires, les écoles professionnelles (gendarmerie, police) nous ont témoignés leur intérêt. A l’époque, quelques autorités politiques du continent, Monsieur le Président Maitre Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, des institutions de développement telles, le PNUD, l’UEMOA se sont félicités de la naissance de ces structures de promotion des droits de l’homme.
2. Une bonne qualité et des capacités à toute épreuve des membres
a. Le bureau et le Conseil d’Administration (CA) des deux structures sont solides
– Au plan intérieur, ils sont composés de militants des droits humains, de magistrats, d’avocats, d’animateurs de programmes de protection de l’environnement.
- Au plan extérieur
Les membres au plan extérieur sont des membres qui ont à cœur la protection et la promotion des droits de l’homme. Ils viennent des institutions à cet effet indiquées. Ils enseignent la discipline dans les universités du Nord et du Sud, ils sont d’une crédibilité avérée.
b. Le Collège d’enseignants de l’institut.
Il comprend près d’une soixantaine d’intervenants qui viennent du Nord et du Sud. Ils viennent d’Europe, d’Asie, des USA, d’Afrique. Ce sont d’anciens camarades, rencontrés sur le chemin de la promotion des droits humains entre les années 1990 et 2012 au Sud et au Nord.
c. Les intervenants à titre exceptionnel
Nous avons prévu au niveau des deux institutions, des visiteurs et hôtes de marque exceptionnelle. Ce groupe est composé des responsables des grandes institutions internationales (AREVA, ONU-Sida) et d’autres personnalités, d’anciens Chefs d’Etat connus pour leur probité et leur sens de la parole donnée (Ould Val, ancien Président de Mauritanie ; Ahmed Ben Bella, ancien Président d’Algérie et Toumani TOURE ancien Président du Mali).




Vos commentaires
Suivre les commentaires :
|
